SIAMU : de rebondissements en rebondissements

13 décembre 2017  — Divers

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Lors de la Commission des affaires intérieures de ce mercredi 13 décembre 2017 réunie suite au rapport de la Cour des Comptes dénonçant la mauvaise gestion du Siamu, le Chef de groupe Vincent De Wolf a rappelé à la Secrétaire d’Etat que c'était bien le rôle de l'opposition de porter à la connaissance des Bruxellois et du Parlement la situation catastrophique du SIAMU. "Ce dossier est d'une importance capitale pour la sécurité des Bruxellois, et le travail quotidien remarquable des pompiers n'est aucunement remis en cause".

Vincent De Wolf a par la suite questionné la Secrétaire d'Etat : "le rapport reçu en juillet a-t-il été mis sur la table du gouvernement bruxellois? Qu'avez vous fait au regard de la délégation journalière? Toutes les mesures prises l'ont été après le rapport, mais rien n'a été fait avant, comment cela se fait-il que la ministre de tutelle n'ait pas été au courant?"

Vincent De Wolf a ensuite demandé que la Cour des Comptes poursuive son audit par la suite, pour les années postérieures à 2015.

A ces deux questions, la Secrétaire d'Etat a répondu :
- "non ce rapport n'a pas été déposé sur la table du gouvernement"
- "il conviendra que la Cour des comptes poursuive son travail pour les années 2018 et 2019".

Vincent De Wolf a trouvé ces réponses consternantes. En effet, d'une part, il incombait à la Secrétaire d’État à l'évidence d'avertir son gouvernement de la gravité de la situation et d'autre part comment justifier que l'on essaie de ne pas examiner la gestion des années 2015, 2016 et 2017 qui sont justement celles où la Secrétaire d’État était totalement en fonction.

Enfin, le Chef de groupe a relevé un nouvel élément capital : "la cour des comptes n'a pas approuvé les comptes 2015 du Siamu ! Les données sont insuffisantes et il a été impossible à la Cour d'émettre un avis sur l'image fidèle des comptes. La situation est caractérisée par de multiples incertitudes qui affectent les comptes annuels de manière significative :

- les stocks de plus de 2,7 millions d'euros ne sont pas valorisés selon les méthodes appropriées;
- le comptable a la possibilité, seul, de modifier des propositions de paiement et de créer directement des virements dans le logiciel bancaire;
- des paiements effectués par carte de crédit en 2015 ne respectent pas les procédures;
- le Siamu ne tient pas de livre de caisse qui permet d'assurer l'irréversibilité des écritures;
- le Siamu n'a pas pu fournir une liste des litiges en cours et n'a pas provisionné ceux-ci;
- la présentation du bilan et des comptes ne respectent pas l'arrêté royal en la matière;
- le Siamu n'a pas de gestion structurée de ses inventaires;
- le siamu ne respecte pas les règles relatives à la césure comptable et budgétaire;
- le siamu n'a pas enregistré une subvention complémentaire de 3, 734 millions dans sa comptabilité;
- les dépenses sont sous évaluées pour 971 000 euros;
- et la Cour a constaté des dépassements de crédit non autorisés pour 878 000 euros".

VIncent De Wolf a conclu en annonçant qu'il déposera un ordre du jour motivé afin de demander la réunion d'une commission spéciale - à tout le moins, ou d’enquête si nécessaire.