Numéros Inami, nombres de diplômés: Jacques Brotchi réagit

11 octobre 2017  — Divers

doctor-563428_960_720Suite à la motion de conflit en intérêt déposée par Défi, PS, CDH et Ecolo, et de l'article paru dans Le quotidien Le Soir, le médecin, Député et Sénateur bruxellois, Jacques Brotchi, souhaite dénoncer la manœuvre électoraliste et rétablir la vérité au regard de la réalité de terrain.

Jacques Brotchi veut préciser plusieurs points :

- Le nombre d’étudiants (565) admis en 1er bac suite à l’examen d’entrée ne pose pas de question par rapport au maintien d’une médecine de qualité. Bien au contraire, ces admissibles vont pouvoir être correctement encadrés et formés tant durant leurs études que par la suite quand ils seront candidats spécialistes et qu’ils devront trouver des maîtres de stage de qualité.

D’après Jacques Brotchi : « Si le projet de loi contesté est adopté, c'est simple, il y aura au grand maximum une vingtaine de candidats médecins en moins par rapport aux 607 francophones que prévoyait le projet de la Commission de Planification pour les années 2023, 2024, 2025 et 2026. Je précise 20 candidats par rapport aux 19.839 médecins actuellement en activité en Wallonie et à Bruxelles. »

Par contre, quelles sont les mesures positives défendues par le MR pour les Francophones prévues dans le Projet de loi :

1 - Tous les diplômés qui sont dans le cursus pour l'instant auront un numéro INAMI pour autant que l’examen d’entrée reste d’application. Pour rappel, il n’y a plus de numéros disponibles car ils ont été tous utilisés les années précédentes lorsqu’il n’y avait pas de filtre à l’entrée des études.

2 - Pour 2023, le MR a obtenu qu'il y ait une augmentation substantielle de 492 à 607 numéros INAMI ; preuve que nous défendons bien les Francophones !

3 - Le MR s'est battu pour préserver le nombre de médecins formés malgré le dépassement incontrôlé de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

4 - Un "lissage négatif" étalé sur 15 ans a été obtenu, de même que l’impossibilité de descendre en dessous de 505 numéros INAMI. C'est un garde-fou d'une importance capitale qui garantit la viabilité de nos facultés de médecine francophones.

"La motion déposée n'a pas de sens ! Les aspirations derrière cette manœuvre ne sont ni favorables à la qualité de la médecine dispensée aux Bruxellois, ni au bon encadrement des futurs médecins. Je rappelle qu’une fois que le candidat médecin est diplômé et spécialisé, le choix du lieu de son installation lui revient entièrement, il n'a aucune obligation d’exercer en Flandre, en Wallonie ou à Bruxelles."

"Si la motion de défiance devait aboutir, ce sont 3590 candidats médecins francophones qui seront sacrifiés et privés d’un n° INAMI. Entre 3590 et 20 candidats médecins qui s’installeraient hypothétiquement à Bruxelles, j’ai fait mon choix pour défendre les Francophones. La motion de conflit d’intérêt lèse les étudiants au lieu de les défendre ! "
conclut Jacques Brotchi.