Les entreprises bruxelloises ont besoin de soutien et de confiance !

13 octobre 2017  — Divers

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Pourquoi le Groupe MR a voté contre le projet du gouvernement bruxellois et de son ministre de l’économie visant à imposer le "testing" aux entreprises
En premier lieu, à l’heure où la situation économique s’améliore, il est primordial d’encourager cette dynamique positive en instaurant un climat de confiance et de coopération entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics.
La diversité ne sera jamais promue sur le marché du travail par la peur et la stigmatisation, ou l’intimidation des employeurs.
Le MR déplore donc ce choix qui peut s’avérer stigmatisant pour les entrepreneurs, a fortiori pour les PME et les indépendants qui suffoquent déjà souvent par manque de temps et de moyens et qui pourront dans le futur être soumis, la même semaine, à deux types de contrôles différents, avec deux types de sanctions éventuelles à la clé.
Car, en effet, un mécanisme quasiment identique s’apprête à être instauré au niveau fédéral. On attendait dès lors le gouvernement régional sur un véritable plan d’action complémentaire.
Alors que ni la Flandre , ni la Wallonie n'ont jugé utile de voter un tel dispositif, le gouvernement bruxellois décide pourtant de créer un mécanisme doublon qui rajoute de la défiance dans le chef des entreprises. Ceci s’oppose totalement à la logique de rationalisation et d’efficacité sans cesse évoquée par le gouvernement.
Pour Marion Lemesre, au nom du Groupe MR, il aurait été bien plus pertinent d’allouer ces budgets à des méthodes d’accompagnement positives des entreprises. Ces initiatives auraient pu concerner des programmes sur le changement des mentalités, la formation du personnel, le « talent management » ou encore le coaching des ressources humaines. (Comme ce qui a été proposé dans le « Plan d’Action diversité » présenté par le BECI, l’UCM, la FEB, l’UWE, le VOKA, l’UNISCO, AGROFRONT et l’UNIZO)
Cet avis négatif est,en effet, partagé très largement sur le banc des employeurs et fait notamment consensus parmi les PME, les PMI, les artisans et indépendants, ainsi qu’auprès des entreprises du secteur non-marchand, comme le démontrent les avis du Conseil économique et social.
" Nous déplorons afortiori ce choix lorsque l’on observe que le gouvernement est lui-même incapable de garantir l’égalité de traitement de tous les candidats, sans distinction de leur appartenance ou opinion politique, aux postes de mandataires dans les OIP régionaux." souligne l'élue libérale.
Il est par ailleurs inquiétant de constater que trop peu de balises et de garde-fous ont été instaurés en ce qui concerne les tests de discrimination effectués par les citoyens eux-mêmes. Quelle garantie, dès lors, est apportée sur la méthodologie employée et les preuves apportées par ceux-ci ?
Enfin, les mécanismes visant à la rétention, au retrait ou la non-liquidation d’un subside affecteront une entreprise toute entière, et en pénaliseront tous les travailleurs, là où parfois un seul d’entre eux a pu se rendre coupable d’un comportement discriminant. Ce manque de nuance pénalisera une fois de plus l’emploi bruxellois.
« A l’inverse de ce climat délétère de stigmatisation il aurait été vraiment plus opportun de ramener de la confiance et de la coopération entre les pouvoirs publics et les chefs d’entreprise autour de mesures positives » conclut la députée Marion Lemesre à la tribune du parlement bruxellois, ce vendredi, pour le groupe MR.