Iriscare: nouvelle usine à gaz? #PasDansLAirDuTemps

8 février 2017  — Activité parlementaire

leave-1913643_960_720En commissions jointes affaires sociales et santé de l’assemblée réunie de la COCOM, le texte relatif à la création du nouvel Organisme d’Intérêt Pubilic l’OIP « Iriscare » présenté par le Gouvernement a été voté.

Nécessaire? Assurément, ne fut-ce que pour assurer la continuité des paiements des allocations familiales et l’opportunité de dépoussiérer et en simplifier le fonctionnement. C’est pourquoi nous ne voterons pas contre. Mais les arguments ne manquent pas !

1- Structure pléthorique : Iriscare sera aussi grande que la structure Fédérale Famifed actuelle.

2- Usine à gaz : l’OIP prendra toutes les initiatives utiles en vue de déterminer les montants, les conditions d’octroi, les modes de liquidation, de paiements et de contrôles d’aide. Cela ne correspond pas à un mode de fonctionnement démocratique où la structure devrait préparer des avis et non les prendre à la place du gouvernement.

La présentation du texte instaurant ce nouvel office a déclenché de nombreuses remarques de l’opposition et de plusieurs député-e-s MR : Viviane Teitelbaum, Jacqueline Rousseaux, Abdallah Kanfaoui et Jacques Brotchi. Ils et elles reprochent au projet de texte d’être très peu abouti, et de manquer d’ambition dans la réforme.

Cerise sur le gâteau, gouvernement et majorité rejettent un amendement du MR cosigné par Ecolo demandant une représentation paritaire (50/50)! "Quel refus d'entrer de plain-pied dans la société égalitaire du 21e siècle!" s'indigne Viviane Teteilbaum.

Sur le fond par ailleurs, le groupe MR déplore, entre autres, le manque de concertation avec le secteur des soins de santé, la non création d’une synérgie COCOM/COCOF/OIP pour les interventions relatives au handicap, la sur-représentation au sein du comité général de gestion, le flou autour de procédure de recrutement et de la formation des nouveaux agents d’Iriscare et enfin l’absence de précisions quant à la création de crèches bicommunautaires.

Mais surtout, pour la cheffe de file libérale en Cocom, Viviane Teitelbaum, « les allocations familiales doivent être un outil stratégique dans l’arsenal politique familial, et la nouvelle structure va assurément en changer le paysage. Les allocations familiales ne sont pas un ersatz aux politiques et outils de lutte contre la pauvreté croissante en région bruxelloise. Il faut donc aller vers des politiques sociales et familiales qui répondent aux enjeux du 21è siècle et aux problématiques spécifiques bruxelloises. Une occasion manquée de plus ».