Gouvernance : qu’en est-il des déclarations du Ministre-président bruxellois?

18 janvier 2017  — Divers

gouvernance1Le groupe MR du Parlement bruxellois a souhaité réagir, par la voix de son Chef de groupe, aux annonces publiées dans la presse ce mardi 17 janvier sur la bonne gouvernance communale.
« Les grandes déclarations du Ministre-président bruxellois ont décidément toujours l’art d'étonner ! Car qu’en est-il concrètement ? », s’interroge Vincent De Wolf.
Pas grande chose. Après plusieurs mois de silence, une étude est lancée pour, à l'évidence, réformer les règles d’ici aux prochaines élections communales dont la campagne débutera dans un peu plus d’un an. Illusoire ? « Alors que les communes constituent le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens, celui qui leur est le mieux connu, annoncer si tardivement une telle réforme laquelle risque de toucher à la cohérence et à la stabilité de ce niveau de pouvoir apparaît comme particulièrement hasardeux. », estime le chef de groupe MR.
Et d’emblée d'autres questions se posent :
Quelles sont précisément les propositions soumises à études ? Le Ministre-Président appelle à une diminution du nombre de conseillers communaux, pour ensuite privilégier une diminution du nombre d’échevins, pour enfin envisager le non cumul avec la qualité de député… Tout y passe. Difficile d’y voir clair !
Quand les députés peuvent-ils espérer pouvoir enfin débattre de ces questions ? Aucun calendrier crédible n’est avancé par le Ministre-Président sur le dépôt d’un projet d’ordonnance, comme sur tant d’autres annonces du Gouvernement régional. Nous pouvons pourtant nous attendre à de longs et intenses débats… à l’inverse de ceux qui avait permis à la majorité de recaler, en 2013, la proposition du MR de diminuer alors un poste d’échevin dans chaque commune.
Vincent De Wolf adresse également au Ministre-Président bruxellois un message clair en termes de bonne gouvernance :
« Avant de vouloir réformer un autre niveau de pouvoir que le sien, la Région bruxelloise doit donner l’exemple. »
Ainsi, la volonté de maintenir la création de nouveaux organismes d’intérêt public n’apparait pas conforme aux principes de la bonne gouvernance auxquels peuvent prétendre les Bruxellois. Ceux-ci engendrent un démembrement de l’administration régionale et nécessitent la démultiplication des fonctions de direction. Pour le MR, il faut y renoncer. Vincent De Wolf rappelle, enfin, la crainte légitime de voir se maintenir, au sein de l’administration régionale et des organismes para-régionaux, la désignation des représentants d'une seul et même parti, tel que l’a, ce week-end encore, démontré la presse.