Une majorité qui joue la stratégie au lieu de la solidarité internationale…

29 juin 2016  — Activité parlementaire

topelementDébut février, à l’initiative des députées Viviane Teitelbaum et Marion Lemesre et cosigné par J. Brotchi, le groupe MR a lancé une invitation à cosignature d’un texte visant à soutenir les femmes Yézidies esclaves sexuelles et/ou captives de l'organisation dite « État Islamique ».

Ecolo, par les signatures de Mmes Durant et Trachte s’est joint au texte. La majorité n’a pas réagi.

En ce mois de juin, alors que la Commission d'enquête des Nations Unies sur la Syrie, qualifie les actes perpétrés contre la population Yézidie par le dit « Etat Islamique » de crime de génocide ainsi que de crime contre l’humanité et crime de guerre, et suite à une réunion de travail proposant de modifier le texte en l’élargissant aux autres minorités religieuses en Irak et Syrie, la majorité PS- Cdh- Défi n’a même pas voulu mettre la proposition à l’ordre du jour!

C’est dans une salle de commission quasiment vide que le point sans même être agendé ou discuté a été remis aux calendes grecques.

Alors que le dit « Etat islamique »,  utilise le viol systématique comme arme de guerre pour détruire la communauté des Yézidi-e-s et que le dit « État islamique » a fait de l’esclavage sexuel une institution, un outil de recrutement et une stratégie de propagande codifiée, incluant des contrats de vente notariés par leurs tribunaux.
Considérant  que le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, les grossesses forcées, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable peuvent être assimilés à la définition du fémicide - votée dans ce Parlement- , comme étant le meurtre d’une femme parce que femme
Alors que l’on estime à 3400 le nombre de femmes et d’enfants yezidi-e-s aujourd’hui retenu-e-s par le dit « Etat Islamique », c’est dans une indifférence totale d’une gauche peu humaniste, que le point a été remballé pour l’été.

Des demandes étaient faites au gouvernement fédéral mais également au gouvernement bruxellois à qui nous demandions d'identifier et de soutenir des acteurs/actrices bruxellois-es en santé mentale, susceptibles d'apporter un programme  de soutien psychosocial à proposer à un certain nombre de  femmes et fillettes victimes, sur base du programme allemand où leur est offert un soutien médical, psychologique, financier et social pendant deux années.

"Alors que nous avions voté la résolution sur le fémicide, manifestement certains sujets internationaux n’ont pas les faveurs de cette majorité...",
conclut la députée Viviane Teitelbaum.