Plan Sida : dans l’attente d’une base légale pour le dépistage démédicalisé

24 février 2016  — Activité parlementaire

sida_400La commission santé de la Cocof votait hier une proposition de résolution appelant la mise en œuvre du plan Sida.

Les députés libéraux Abdallah  Kanfaoui et Jacques Brotchi ont, à plusieurs reprises, interpellé les Ministres bruxellois de la Santé sur la question du dépistage du sida.

« Le principe-même du dépistage décentralisé et démédicalisé est porteur d’enjeux dont nous sommes tous conscients » ont rappelé les député MR. « Nous sommes favorables aux tests de dépistage démédicalisés, mais cette pratique doit se faire dans la légalité. Et actuellement ce n’est pas le cas. »

L’application du Plan Sida de la Ministre Onkelinx nécessitait la modification de l'arrêté royal 78 de 1967 relatif à l'exercice des professions des soins de santé, élément essentiel qui a complètement été occulté par le Cabinet de la précédente Ministre de la Santé fédérale, ce qui rend aujourd’hui la pratique du dépistage démédicalisé illégale.

« C’est un problème en suspens depuis longtemps et c’est la première fois qu’un ministre s’y attèle depuis 1967 » rappellent les députés bruxellois MR. Mme De Block a en effet annoncé avoir donné des instructions pour préparer un tel cadre législatif et posé le délai d’aboutissement du travail mi-2016.

De surcroit, lorsque le Plan Sida de la Ministre Onkelinx est paru, en toute fin de législature, celle-ci n’avait pas non plus prévu de financement pour le soutenir.

Le groupe MR a donc demandé (sans l’obtenir) à ce que le vote de la résolution soit reporté à la communication des résultats de la modification de l’arrêté royal en question et à la prochaine commission santé (le 21 mars).

« De ce résultat dépendront les actions prises au niveau communautaire en matière de dépistage du VIH. Adopter une résolution avant de connaître ce cadre n’est ni pertinent ni productif » conclut le député Kanfaoui.