Survol de Bruxelles : le Parlement bruxellois fait marche arrière

1 décembre 2015  — Activité parlementaire

006_7f3ebdf8ac273782e0d61eef0ba59b78La Commission de l’Environnement du Parlement bruxellois débattait, ce matin, d’une proposition de résolution relative aux mesures structurelles attendues dans le cadre du survol actuel de la Région bruxelloise. Celle-ci était déposée, depuis juillet dernier, par divers députés de la majorité régionale.

Aux cours des débats, Vincent De Wolf, Chef de groupe MR, a d'emblée plaidé pour que le Parlement régional rejoigne la récente motion adoptée, le 21 octobre dernier, à l’unanimité de la Conférence des bourgmestres bruxellois ce alors que le texte parlementaire en débat s’avèrait plus faible dans la défense des Bruxellois survolés.

Le Chef de groupe MR a pointé, dans ce cadre, les manquements de la motion déposée par la majorité, celle-ci constituant une « marche arrière à la position bruxelloise actuelle » notamment quant au caractère urbain de l’aéroport de Bruxelles-National, ou encore quant au principe de non survol des zones densément peuplées, etc.

En appui à un amendement déposé en ce sens, Vincent De Wolf a estimé que les députés bruxellois avaient l’occasion de renforcer la portée, et de venir en appui, des demandes adressées par les bourgmestres bruxellois au Gouvernement fédéral et aux diverses régions du pays.

« Il est nécessaire que les Bruxellois parlent d’une seule et même voix dans ce dossier, au-delà des divergences politiques ou locales qui ont pu survenir par le passé »
, a insisté Vincent De Wolf, avant de rappeler que de nombreuses communes avaient, depuis, voté ce même texte au sein de leur Conseil communal.

Néanmoins, les représentants Défi, PS et CDH de la majorité, avec l’appui d’Ecolo, ont d’emblée fermé la porte à toute possibilité de faire évoluer le texte de leur proposition. Constatant ce blocage, Vincent De Wolf a déposé un second amendement spécifique visant à demander au Gouvernement fédéral d’exiger de l’exploitant de reculer la piste 25L vers l'Est de manière à permettre les décollages par un virage à gauche sans survoler la Région bruxelloise.

Contre toute attente, les députés de la majorité ont rejeté cet amendement. Une posture regrettée par le MR, ce alors que le prolongement de la piste constitue une « solution structurelle importante », a rappelé le Chef de groupe MR.

Le dossier du survol de Bruxelles restant un sujet sur lequel il n’est pas permis de se diviser, le MR a, dans ses conditions, non sans souligner sa déception, voté en faveur de la proposition de résolution.