Et si on facilitait l’usage du carsharing à Bruxelles ?

23 janvier 2015  — Activité parlementaire, Mobilité, Propositions

Afin d’encourager mais également de faciliter le recours au carsharing en Région bruxelloise, le groupe MR du Parlement bruxellois a introduit deux propositions de résolutions visant à permettre à l’usager d’effectuer un aller simple avec le véhicule qu’il emprunte, tout en autorisant la mise à disposition de véhicules partagés à n’importe quel endroit d’un territoire donné.

Au contraire du modèle aller-retour que l’on connaît actuellement à Bruxelles, et qui contraint l’usager à déposer le véhicule emprunté à la station de départ, l’aller simple (aussi appelé one way en anglais) lui permet au contraire de choisir la station dans laquelle il va remettre son véhicule au terme de chaque utilisation. Ceci nécessite par contre une adaptation du cadre légal, qui empêche actuellement ce type de pratique.

Autoriser l’aller simple encouragera à coup sûr bon nombre d’usagers à recourir à cette solution de mobilité alternative, tout en simulant la demande. Pour rappel, la Région bruxelloise s’est fixée pour objectif d’atteindre le seuil de 25.000 utilisateurs de carsharing d’ici 2020. On est actuellement très loin du compte, avec seulement 13.000 clients…

La seconde proposition porte sur la mise à disposition de véhicules partagés à n’importe quel endroit du territoire bruxellois. Ce qui porte ici le nom de free floating ou de libre service intégral, se caractérise par la mise à disposition de véhicules placés un peu partout dans la ville, et plus uniquement auprès de stations dédiées. La localisation de ces véhicules s’effectuent grâce à un smartphone, qui vous indique le véhicule le plus proche de votre position. Une fois repéré, il ne vous reste plus qu’à l’utiliser et à ensuite le déposer là où bon vous semble, dans le périmètre de la Région bruxelloise.

Conjugué à l’aller simple, le free floating peut permettre à des ménages de se séparer de leur véhicule ou encore d’en reporter l’acquisition. En outre, chaque véhicule partagé en libre service intégral est à même de remplacer jusqu’à 3 voitures privées, ce qui a des conséquences non négligeables, tant sur le trafic que sur l’environnement. Enfin, dans la plupart des cas, un véhicule est immobilisé durant 95 % de son existence, ce qui, on le comprend aisément, occupe inutilement une grande part de l’espace public et complique le stationnement dans les quartiers résidentiels.

Proposition de résolution - "aller simple"
Proposition de résolution - "libre service intégral"