Grégor Chapelle à la tête d’Actiris : « Le triomphe de la politisation et des immixtions partisanes dans la gouvernance bruxelloise »

19 mai 2011  — Bonne gouvernance, Communiqués, Emploi

Sans étonnement aucun, Vincent DE WOLF, Chef de groupe MR-LB au Parlement bruxellois, a pris acte de la désignation du socialiste Grégor CHAPELLE, à la direction d’Actiris. Une décision prévisible, prédite et dénoncée d’avance, depuis de longs mois, par le chef de file libéral.

« Nous savions, depuis de longs mois, que le premier critère de sélection du directeur général d’Actiris était son affiliation socialiste ; que la pratique du je te donne tel poste si j’en reçois tel autre’ est la règle au sein de l’Olivier bruxellois ; que d’autres fonctions importantes ont d’ores et déjà été bloquées pour des candidats PS ou CDH. Depuis 2009, j’ai dénoncé avec force ces manœuvres et accords discrets, malheureusement en vain. La désignation de Grégor CHAPELLE à la tete d’Actiris montre, s’il le fallait encore, le triomphe de la politisation et les immixtions partisanes dans la gouvernance bruxelloise », réagit Vincent DE WOLF.

Pour le député libéral, « les missions dévolues à Actiris méritaient et obligeaient le Gouvernement à doter celui-ci d’une direction neutre et indépendante, exercée par une personnalité choisie pour ses compétences et sa capacité à diriger optimalement l’Office régional bruxellois de l’Emploi et non imposée – malgré un semblant de procédure objective – pour son affiliation politique ».

Depuis deux ans, Vincent DE WOLF dénonce les manœuvres orchestrées au sein du Gouvernement régional et lui rappelle son engagement de « faire de Bruxelles un modèle de bonne gouvernance ». 

En mars dernier, considérant que le Parlement bruxellois avait l’obligation de veiller au respect, par le Gouvernement, des principes de bonne gouvernance et de bonne administration, et de s’opposer à toute politisation des procédures de sélection et de nomination aux fonctions dirigeantes des administrations et des organismes d’intérêt public régionaux, Vincent DE WOLF déposait au Parlement bruxellois une proposition de méfiance à l’encontre du ministre politiquement responsable d’Actiris.

Cette proposition relative au mépris du Gouvernement eu égard aux principes de bonne gouvernanceet relevant la méfiance du Parlement à l’encontre du Ministre en charge de l’Emploi, visait notamment à :

  • Déplorer la négligence caractérisée du Ministre de l’Emploi, en charge de la tutelle sur l’Office régional bruxellois de l’Emploi (Actiris), à doter celui-ci d’une direction dans un délai raisonnable ;
  • Déplorer les immixtions politisées et partisanes dans la procédure de sélection et de nomination d’un nouveau directeur général ;
  • Constater, à cet égard, le mépris du Gouvernement quant aux principes de bonne gouvernance et de bonne administration ;
  • Retirer sa confiance au Ministre de l’Emploi et invite le Gouvernement à confier à un autre membre de l’exécutif bruxellois la charge de ses compétences.

Cette proposition sera prochainement à l’ordre du jour des travaux du Parlement bruxellois.

Le 8 avril dernier, sur requête de Vincent DE WOLF, l’ensemble du groupe MR du Parlement avait tenté, en vain, d’obtenir la prise en considération immédiate et urgente de ce texte. Les députés de la majorité y avaient fait obstacle.

« Cette proposition dénonçant les manœuvres du Gouvernement bruxellois garde évidemment tout son sens. La désignation intervenue aujourd’hui à la tête d’Actiris en témoigne manifestement », conclut Vincent DE WOLF.